Lecture du livre du prophète Malachie

Voici que vient le jour du Seigneur,
brûlant comme la fournaise.
Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété,
seront de la paille.
Le jour qui vient les consumera,
– dit le Seigneur de l’univers –,
il ne leur laissera ni racine ni branche.
Mais pour vous qui craignez mon nom,
le Soleil de justice se lèvera :
il apportera la guérison dans son rayonnement.

 

« Pour vous, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement. »

Au milieu de notre nuit, le soleil de justice s’est levé.
Au milieu de la foule, le Christ s’est frayé un chemin pour être vu de tous.
Et l’évidence était là, devant nous : tout ce que nous faisons dans l’enseignement* n’a qu’un seul but : permettre au Christ de venir rencontrer chaque personne.
En prenant la route au petit matin, nous voulons ouvrir au Christ un chemin dans les cœurs. En plantant notre tente en tout lieu, nous désirons que le soleil de justice brille en tout lieu, ne laissant personne dans l’ombre de la nuit.

Notre désir le plus grand est de permettre au Christ de parler à chacun.
Mais ne nous trompons pas : c’est Dieu seul qui a l’initiative. C’est lui qui vient, ce n’est pas nous qui allons le chercher. C’est parce que nous avons la certitude qu’il vient que nous devons tout préparer pour sa venue. Mais ce n’est pas parce que j’ai tout préparé qu’il viendra enfin. Ce n’est pas parce que ma vie est enfin en ordre qu’il vient mais c’est parce qu’il vient qu’il va mettre enfin de l’ordre dans ma vie. La venue de Dieu ne dépend pas de moi. Dieu vient de toute façon, où il veut, quand il veut, comme il veut. Dieu vient, alors comment allons-nous l’accueillir ? C’est l’enjeu de l’Avent qui commence dans 15 jours.

Un soir de Noël, un journaliste avait demandé à Louis de Funès :
« – Vous êtes croyant ?
– Bien sûr, bien sûr.
– Depuis longtemps ?
– Depuis toujours… Jésus était le compagnon radieux de mon enfance, c’est le compagnon radieux de ma vie professionnelle et de ma vie tout court. »

Est-ce que la foi éclaire toute notre vie ? Est-ce que le Seigneur a un droit de regard sur notre enfance, sur notre vie professionnelle, sur notre vie tout court ? Ou est-il cantonné à la place que je lui ai assignée : au mieux 5 minutes par jour avant de dormir et au pire 1h le dimanche ? Est-il le compagnon radieux de toute ma vie ?

Comment allons-nous accueillir le Seigneur ? Car il est déjà venu, il est déjà là. Avons-nous remarqué sa venue ? Il est venu en septembre […]. L’avons-nous accueilli ? Il n’est pas trop tard pour prendre du temps avec chacun de ces nouveaux, pour aller chez eux, pour faire connaissance et les accueillir vraiment comme des frères et des sœurs que le Christ nous confie. L’accueil de notre prochain est un lieu de vérification de notre foi. Il en existe un deuxième.

« Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. »
Le Seigneur vient comme un soleil et donc aussi comme un feu qui va brûler la paille.
Quelle est cette paille que le Seigneur veut brûler ?
La paille de l’arrogance. L’arrogant est celui qui parle avec mépris, qui regarde les autres de haut, qui se sent supérieur aux autres. Celui qui dit « moi je sais », « eux ne comprennent rien », « aimez-vous les uns les autres ». […].

Quand on allume un feu, on est obligé de se mettre à genoux. Dans la boue évidemment car là où il y a des scouts, il y a de la pluie.
Se mettre à genoux, c’est un geste urgent à pratiquer pour ceux qui prétendent être de grandes personnes. C’est comme cela seulement que les jeunes que le Seigneur nous a confiés comprendront qu’il existe quelqu’un de plus grand que les grandes personnes. Une grande personne à genoux pour allumer un feu, faire la vaisselle, prier au pied de son lit démontre mieux que toute parole qu’il existe quelqu’un de plus grand qu’elle : Dieu. Notre Seigneur Jésus s’est mis à genoux lui aussi, pour relever une femme qui avait péché et pour laver les pieds de ses disciples.

Je vous souhaite cette année d’aller de l’avant, le sourire aux lèvres. Comment faire ? C’est tout simple : laissez tomber quelques heures les téléphones, les ordinateurs, les tableaux excel, les réunions, les calls, les joujoux des grandes personnes. Prenez votre sac, surtout ne mettez presque rien dedans, le minimum, et partez ! Partez marcher. Allez goûter l’air de la liberté. Le soir venu, préparez votre bivouac. Allumez un feu, à genoux. Alors sous les étoiles ou sous la pluie, l’arrogance vous aura quittés et vous aurez le sourire aux lèvres. Ce soir-là, « pour vous, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement. »

 

*j’ai changé le vocabulaire scoute par ce mot d’enseignement. le texte initial : «  dans le scoutisme, tous les WE que nous organisons, tous les jeux que nous préparons, tous les dossiers de camp que nous rédigeons n’ont qu’un seul but : »

 

Extrait d’une homélie scoute du Père Nicolas Burle (dominicain et Aumonier national des Scouts Unitaires de France), avec son aimable autorisation

 

 

 

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