On ne choisit pas sa famille mais chacun de nous est précieux.

La joie de la naissance d’un homme dans ce monde se produit des centaines de fois par minute sur la terre. Ce fut notre cas le jour où nous sommes nés. Nous sommes, en effet, un de plus parmi tous ceux qui sont nés le même jour que nous. Et pourtant, nous sommes uniques et aimés de toute éternité : chacun de nous est le fruit d’une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire.

La valeur de la vie s’apprend surtout dans la famille, cadre dans lequel chacun forge sa personnalité. Toutes ces valeurs se forgent à feu doux, grâce au sentiment, non pas d’avoir été «largués» sur terre, mais plutôt d’avoir été accueillis et d’appartenir à un petit bout de la création ; à une famille façonnée par l’amour plus que par tout autre aspect matériel.

Nous n’avons pas choisi les membres de notre famille, ce choix est celui de Dieu qui compte non seulement sur leurs vertus, mais aussi sur leurs défauts : « Dans une famille, nous en sommes tous témoins, les miracles se font avec les moyens du bord, avec ce que nous sommes, avec ce qui est à notre portée ». L’amour de sa famille permet que, même au cœur des difficultés, chacun donne ce qu’il a de meilleur, dévoile le côté positif de son caractère. Dieu lui-même choisit de naître au sein d’une famille humaine. Le chemin de Jésus se trouvait en cette famille.

Nous avons chacun notre histoire, tracée par tant d’événements douloureux ou joyeux. C’est à tout un chacun de décider s’il veut suivre la même route ou non que ses ancêtres et parents. Mais on se rend vite compte que l’histoire familiale exerce, consciemment ou inconsciemment, une influence.

Nous devons tellement de choses à nos parents, quels qu’ils soient, avec leurs défauts, leurs difficultés ! : « J’étais un enfant encore à naître et vous m’avez reçu, me permettant de naître ; j’étais un enfant abandonné et vous avez été pour moi une famille ; j’étais un enfant orphelin et vous m’avez adopté et élevé comme votre enfant.»

« Les familles parfaites n’existent pas »

«Le paradis terrestre n’est plus ici, il y a les problèmes de la vie » mais que « la famille est … une usine d’espérance, d’espérance de vie et de résurrection, car Dieu a été celui qui a ouvert ce chemin». Le rêve de Dieu est inchangé ; il demeure intact et nous invite à travailler pour une société qui soutienne les familles. Une société où le pain, «fruit de la terre et du travail des hommes» continue à être mis sur la table de chaque foyer, pour nourrir l’espérance des enfants.

Les familles parfaites n’existent pas. Cela ne doit pas nous décourager. Tout au contraire ! L’amour est une chose que nous apprenons ; l’amour est une chose que nous vivons ; l’amour grandit dans la mesure où il est «forgé» par les situations concrètes dont chaque famille fait l’expérience. L’amour naît et se développe constamment entre ombres et lumières.

«C’est le grand héritage que nous pouvons donner à nos enfants, une très bonne leçon, affirme-t-il : nous faisons des erreurs, oui ; nous avons des problèmes, oui. Mais nous savons que ce n’est pas cela qui compte vraiment. Nous savons que les erreurs, les problèmes, les conflits sont une occasion de nous approcher les uns des autres, de nous approcher de Dieu.»

Discours Pape François, fête des familles, voyage apostolique aux Etats Unis d’Amérique septembre 2015

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