Avec le baptême du Seigneur se termine le temps de noël.

Cette épiphanie (manifestation de Dieu) nous fait entrer dans le temps dit ordinaire (couleur verte) avant de s’ouvrir dans 44 jours par le temps du Carême (violet).

Chaque année, chaque jour, chaque moment est inclus dans l’Incarnation et la Résurrection du Christ pour se retrouver ainsi dans la plénitude du temps.

Comment a été établi le calendrier liturgique?

Le calendrier liturgique catholique aide la communauté à vivre les grands événements de la vie et de l’enseignement du Christ. Ce cycle est rythmé par les grandes fêtes (Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption, Toussaint) et les temps de préparation : l’Avent qui prépare à Noël et le Carême qui prépare à Pâques.

Le temps ordinaire est, lui, réparti sur deux périodes : du lendemain de la fête du Baptême du Seigneur au mercredi des Cendres, puis du lendemain de la Pentecôte à l’Avent.

Mais, revenons à l’origine, le baptême.

Que je l’ai choisi, que je l’ai subi, le baptême, nous donne un trésor, dans le baptême, nous recevons un gage: le Saint-Esprit. L’enfant avec la puissance de l’Esprit à l’intérieur reçoit cette force qui le défendra, l’aidera tout au long de sa vie. C’est pourquoi il est important de baptiser enfant, car ils grandissent avec la puissance du Saint-Esprit.

Durant la célébration du sacrement du baptême, n’ayez pas peur, laissez les enfants pleurer et crier. Ils n’ont pas l’habitude de venir à l’église, de rester enfermés, d’être habillés comme cela, pour ce jour de fête. S’ils ont faim, donnez leur à manger, s’ils veulent bouger, trouvez un endroit à part dans l’église. Ne brimez pas votre enfant, car son rapport avec l’église va commencer avec une note négative : église égale privation, église égale punition. L’église c’est tout sauf cela !

Oui, les enfants nous distraient, nous dérangent et même si nous avons à cœur de les accueillir, nous aimerions qu’ils soient un peu plus canalisés peut être, un peu moins chahuteurs parfois.

La distraction se transforme parfois en tendresse. Quand les enfants s’agenouillent sur le Prie-Dieu pour imiter maman, quand le petit bébé de 6 mois fixe les vitraux les yeux écarquillés, quand un petit bonhomme d’à peine 3 ans demande un peu trop fort à sa maman où se trouve Jésus dans toute cette foule…

« ​ Les enfants pleurent, font du bruit, vont de-ci, de-là. Mais pourquoi se donner tant de mal quand un enfant pleure dans l’église et que l’on dit qu’il faut le faire sortir ? Les pleurs d’un enfant sont la voix de Dieu : il ne faut pas les faire sortir de l’église. » Répond le pape François, dans son homélie du 14 décembre 2014.

Entre énervement et tendresse, la présence des enfants à la messe ne laisse en tous cas personne indifférent !

Attention aux regards qui tuent, ils font toujours du mal à la personne qui les reçoit et ont souvent comme principale conséquence d’éloigner les parents de l’église, ces derniers espaçant de plus en plus leurs venues à la messe, craignant le comportement de leurs enfants.

Les enfants qui courent, rampent dans les allées, la nef, sont certes distrayants quelques minutes mais ils nous rappellent surtout combien ils sont la future génération. Si je n’entends pas bien les textes je lis sur mon appli, ou dans mon « prions en église » et je me recentre très vite.

« La joie des chrétiens est sereine et tranquille, même dans les moments difficiles, un vrai chrétien ne perd jamais la paix intérieure. » a rajouté le Pape.

Alors, vive les paroisses vivantes ! Et n’oubliez pas : vous apportez le Saint-Esprit, vivant à vos enfants.

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