Pour beaucoup, la Toussaint rime avant tout avec long week-end pluvieux et embouteillage sur les routes. A l’occasion on en profitera aussi pour se recueillir sur la tombe des défunts de la famille ou d’amis trop vite partis. C’est que Toussaint est férié et que la fête des morts ne l’est pas, d’où la confusion entre ces deux fêtes.

Une petite mise au point s’impose donc

Aujourd’hui la fête de la Toussaint est celle de tous les saints anonymes qui n’ont pas été reconnu officiellement par l’Église. C’est un appel qui s’adresse à tous de devenir des saints. Mais cette fête n’a pas toujours eu le même sens.

Le sens de cette journée prit peu à peu toute son ampleur. On note dès le début de l’histoire de l’Eglise des prières que font les premiers chrétiens, à l’exemple des juifs, pour les défunts.

A Rome, cette fête existait certainement dès le Ve siècle. Elle est déplacée une première fois à la date du 13 mai en l’an 610, par le pape Boniface IV. Ce jour là, il fait transporter dans l’ancien temple païen du Panthéon toutes les reliques des martyrs des catacombes romaines. Le Panthéon devient l’église « Sainte-Marie et des martyrs ». Un siècle plus tard, cette fête est transférée définitivement au 1er novembre par le pape Grégoire III, qui dédicaça en ce jour une chapelle de Saint-Pierre de Rome en l’honneur de tous les saints.

En 835, Grégoire IV ordonna que cette fête soit célébrée dans le monde entier.

Mais c’est en 998 qu’Odilon, abbé de Cluny, institue le 2 novembre une journée consacrée à la commémoration de tous les fidèles trépassés. Le pape Léon IX (1049 à 1054) approuvera cette décision et cette fête se diffusera peu à peu dans toute la chrétienté. Le sens profond de cette fête réside dans le lien entre les vivants et les morts, dans la prière des premiers pour ces derniers pour leur « purification » en vertu de la « communion des saints ».

C’est seulement au XXe siècle que Pie X l’insère dans la liste des huit fêtes, avec obligation d’entendre la messe (depuis le concordat, il ne reste que Noël, Pâques, l’Ascension, l’Assomption et la Toussaint. Les trois autres fêtes : Epiphanie, la Fête Dieu et la fête du Sacré Cœur restent des solennités).

Toutefois, si elle commémore les défunts, cette célébration, est aussi, en un sens, la fête des vivants. L’Eglise catholique professe la foi en l’immortalité de l’âme. La prière pour ceux qui nous ont quittés est ainsi marquée du sceau de l’espérance.

La fête de tous les saints devient une fête chômée. Elle illumine le jour suivant, le 2 novembre, journée du souvenir de tous les défunts.

Bonne fête des vivants à tous !

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