Qui a eu cette idée folle,

un jour d’inventer l’école ?

Bon, elle était facile celle-là, mais en ce jeudi 28, il fallait la faire !

Carolus Magnus en latin, plus connu sous le nom de Charlemagne roi et empereur, décède dans son palais d’Aix-la-Chapelle. Il est inhumé dans la chapelle palatine.

Noël 800 après Jésus Christ, Charlemagne est couronné par le pape Leon III dans la basilique Saint-Pierre. On peut encore admirer non loin de la Pietà sculptée par Michel-Ange, une sorte de grand cercle de couleur rouge. Il ne s’agit pas de n’importe quelle marque. C’est précisément à cet endroit que Charlemagne fut couronné empereur par le pape Léon III, le 25 décembre. Ce que l’on sait moins, c’est 365 ans jour pour jour après son sacre au Vatican, Charlemagne est canonisé en l’an de grâce 1165, par l’Eglise catholique. Seul détail : à l’origine de cette décision figure Pascal III, un anti-pape désigné et manipulé par l’empereur germanique Barberousse.

En 1179, le troisième concile du Latran révoque toutes les décisions du faux pontife, mais trop tard, le culte du “quasi-saint“ empereur se répand en Europe, en particulier à Aix-la-Chapelle où ses reliques sont enchâssées. Son culte s’est ainsi étendu au fil des siècles avant d’être stoppé au XVI siècle.

C’est d’abord le roi de France Charles V le sage (1338-1380) lui-même, qui élève Charlemagne à la gloire des autels de son royaume. A tel point qu’il veut en faire ni plus ni moins le saint patron de la maison royale au même titre que saint Louis. Sainte Jeanne d’Arc en personne aurait quant à elle dit au roi Charles VII : “Saint Louis et saint Charlemagne sont à genoux devant Lui, faisant sa prière pour vous“. Le culte en France atteint son paroxysme pendant le règne de Louis XI qui décide de fêter la saint Charlemagne le 28 janvier et de faire de cette journée un jour férié célébré comme un dimanche.

En 1661, l’université de la Sorbonne le choisit comme patron bien que son culte ne soit plus intégré dans la liturgie depuis un siècle. Le cardinal Prospero Lambertini, futur pape Benoit XIV, estime que “rien ne s’oppose à ce que le culte de Charlemagne soit célébré dans les églises particulières“, lui accordant même le titre de bienheureux. L’extension du culte est toutefois définitivement limitée par le pape Pie IX en 1850…

Le culte de Charlemagne a été toléré en raison de sa réputation de grand bienfaiteur de l’Église. Il s’intitule même « défenseur et l’auxiliaire de la sainte Eglise dans tous ses besoins » tant il rend aux papes les plus grands honneurs et respecte leur autorité.

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